fbpx

L’impatience des Français : les conséquences sur Internet, et comment y remédier

Partager:

Lorsque vous avez un but en tête, vous souhaitez souvent l’atteindre rapidement. En effet, lorsque vous attendez sur le quai de votre métro, vous voulez qu’il passe le plus tôt possible et vous ne pouvez pas vous empêcher de regarder l’heure car votre but n’est pas de passer du temps dans les transports, mais plutôt d’arriver à destination.

L’impatience gagne du terrain dans l’esprit des Français. Si l’on tient compte de l’étude réalisée par OpinionWay pour ING Direct en septembre 2018, 82 % des Français interrogés se disent plus impatients qu’il ne l’étaient avant.

En effet, on connaît tous une personne qui ne supporte pas d’attendre, qui déteste les files d’attente, qui ne peut pas s’empêcher de s’agiter lorsque le temps devient trop long. Ce sentiment de perte de temps est un sentiment de plus en plus répandu face à l’accélération du monde qui nous entoure. C’est pourquoi l’impatience est un facteur à prendre en compte également dans le monde virtuel : elle joue un rôle majeur dans l’expérience utilisateur.

L’impatience et le SEO

Lorsque vous naviguez sur la toile et que vous cliquez sur une page web, que ce soit sur mobile ou sur votre ordinateur, les secondes sont précieuses. En effet, si vous estimez que le temps est trop long pour obtenir l’information que vous souhaitez recueillir, vous allez sûrement quitter la page et retourner sur le moteur de recherche et choisir un autre résultat ou opter pour un autre mot clé, ou même fermer votre navigateur.

Conséquence sur le taux de rebond

En marketing digital, ces différentes actions négatives peuvent avoir un impact considérable sur votre taux de rebond. Le taux de rebond est un indicateur qui va mesurer le pourcentage de personnes qui sont arrivées sur votre site internet via une page, mais qui ne sont pas allées plus loin dans leur navigation. Ces internautes ont donc cliqué sur le lien de votre page, et ont quitté celle-ci sans effectuer la moindre action, sans visiter la moindre autre page. On comprend donc que le temps de chargement, c’est-à-dire la vitesse d’affichage, peut se révéler décisif en matière d’acquisition de trafic.

Conséquence sur votre classement

Cette notion de performance de site web par rapport à sa vitesse est une condition importante dans le classement des résultats sur les moteurs de recherche et notamment sur Google. Cela fait maintenant plus d’un an (9 juillet 2018) que Google pénalise les sites qui sont trop longs à charger sur mobile.

En effet, Google souhaite proposer à l’internaute des résultats de recherche pertinents, mais qui tiennent aussi compte de leur expérience utilisateur. Google ne peut pas se permettre de soumettre des sites trop longs à charger au risque de perdre des parts de marché face à la concurrence.

Si l’on suit l’indicateur de l’outil de Google, Test My Site, alors un site est considéré comme lent au-delà de 2,5 secondes. Plus généralement, si l’on tient compte de la tendance actuelle, il ne faudrait pas dépasser les 3 secondes de chargement ; le cas échéant, des optimisations s’imposent.

Comment connaître la vitesse de son site ?

Pour pouvoir optimiser votre site, il faut d’abord mesurer sa vitesse. Un certain nombre d’outils gratuits vous donnent un score ainsi que des axes d’amélioration.

Chacun a son mode de calcul, et c’est pourquoi le résultat peut varier d’un outil à l’autre. Le mieux est d’en choisir plusieurs afin de comparer et de dégager une tendance depuis une analyse complète de votre vitesse.

PageSpeed Insights

PageSpeed Insigts est un outil gratuit proposé par Google qui permet de savoir si votre site est suffisamment rapide à charger. Disponible en français et en anglais, il fournit également des pistes d’optimisation.

Cette version a été mise à jour récemment par Google. Vous avez donc un visuel très clair avec un jeu de couleurs allant du vert au rouge sur votre état des lieux. Plus la note est basse, plus le temps de chargement est long. Exemple avec le site leparisien.fr en version mobile et en version ordinateur :

L’outil vous transmet ensuite les détails sur l’analyse de votre site internet afin d’améliorer sa vitesse.

GT metrix

GTmetrix est un autre outil gratuit en anglais. Très utilisée, cette solution peut se connecter à des serveurs d’autres pays comme le Canada, et c’est ce qui fait que le temps d’analyse peut sembler parfois long. Les résultats peuvent être différents de ceux analysés avec PageSpeed Insights.

Webpage Test

WebPage Test est un autre outil gratuit d’analyse de vitesse de chargement, encore en anglais. Les choix de la localisation du test sont beaucoup plus variés que sur tous les autres outils présentés, et il existe ainsi une localisation en France. Il est également possible de choisir différents navigateurs pour effectuer le test.

Cet outil est très complet et parfois complexe à comprendre avec un très grand nombre de données. Même si là encore, un système de notes et de couleurs essaie de simplifier l’interface, comme vous pouvez le constater ci-dessous.

Conclusion

Tous ces outils ont chacun leur façon de calculer la vitesse en prenant en compte différents indicateurs (taille des images, mise en cache des pages, nombre de requêtes HTTP, etc.). Dans un prochain article, nous verrons l’ensemble des différents indicateurs à connaître pour pouvoir mieux comprendre, analyser et optimiser la vitesse de chargement d’un site internet.

Partager:
Auteur : Camille Delliste
9 septembre 2019